Malgré sa consonance scientifique, le mot “cellulite” tel qu’on l’emploie dans le langage courant n’est pas un terme médical. Il a été popularisé dans les années soixante-dix par un best-seller américain de Nicole Ronsard, qui dirigeait à l’époque un salon de beauté réputé de New-York.
La cellulite désigne l’aspect particulier de la peau en certains endroits du corps féminin : cuisses, fesses, hanches, intérieur des genoux, abdomen, épaules et bras essentiellement. Au lieu d’être lisse, le tissu cutané et sous-cutané a l’apparence d’une “peau d’orange” granuleuse.
L’apparition de la cellulite semble corrélée aux hormones féminines, les œstrogènes. C’est la raison pour laquelle les hommes n’en souffrent presque jamais. Cette modification inesthétique de la peau n’apparaît pas avant la puberté, âge où le corps féminin prend ses caractères sexuels primaires et secondaires sous l’effet d’une libération massive des hormones sexuelles. La cellulite se développe d’abord sous l’apparence de granules cutanées rouges et fermes, qui prennent une consistance de plus en plus flasque avec l’âge, tandis que les bourrelets sous-cutanés deviennent visibles.
Graisse, tissu adipeux et adipocytes
La cellulite n’est ainsi rien d’autre qu’une accumulation locale de graisse. On sait maintenant avec précision comment elle se forme.
Le tissu adipeux de l’hypoderme contient des cellules spécialisées dans le stockage des graisses fournies par l’alimentation. Ces cellules, que l’on nomme adipocytes, sont maintenues entre elles par des fibres conjonctives et sont parcourues par un réseau de vaisseaux sanguins et lymphatiques, qui viennent à la fois “puiser leurs provisions” et “vider les déchets”.
La cellulite survient quand ce système se déséquilibre : la taille des adipocytes augmente, les fibres conjonctives envahissent le tissu graisseux et l’appareil circulatoire local ne parvient plus à drainer efficacement les éléments caloriques. Dès lors, se forment des petits nodules graisseux, assortis d’une rétention d’eau. Signe caractéristique : la cellulite est souvent douloureuse au pincement, les terminaisons nerveuses se trouvant elles aussi comprimées.
Les causes d’apparition de ce phénomène peuvent être variées. La cellulite peut être due à des facteurs héréditaires, à des déséquilibres hormonaux ou encore à une dérégulation du système nerveux sympathique.
Obésité et surpoids hors de cause
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la cellulite n’est pas liée à l’obésité ni même à l’excès pondéral : les personnes minces en sont également atteintes. Seules certaines sportives de haut niveau y échappent, mais souvent au prix d’autres dérèglements du métabolisme, notamment du cycle menstruel.
Au risque de désespérer les nombreuses femmes qui luttent contre cette (petite) disgrâce, il faut bien se dire que la cellulite dans sa forme courante est probablement une conséquence “naturelle” et inévitable de notre évolution humaine. En effet, dans les époques plus difficiles vécues par nos lointains ancêtres, lorsque la disette et la famine menaçaient chaque génération, ceux et celles qui parvenaient à préserver dans le tissu adipeux leurs maigres réserves alimentaires étaient avantagées par rapport aux autres. Hélas, cet avantage n’en est plus nécessairement un dans nos sociétés où l’alimentation est abondante, voire excessive en calories et en glucides.
Soins et traitements anti-cellulite